Pêche à la mouche noyée : le guide complet pour pêcher la truite en rivière

Pêche à la mouche noyée de la truite en rivière

Pêche à la mouche noyée : le guide complet pour pêcher la truite en rivière

par Vincent PETIT 

La pêche à la mouche noyée est probablement l'une des techniques les plus passionnantes de la pêche de la truite. Ancienne par son histoire, elle reste pourtant parfaitement moderne dans sa façon d'aborder une rivière.

À la différence de la mouche sèche, où tout se déroule sous les yeux du pêcheur, la noyée oblige à imaginer ce qui se passe sous la surface. Il faut comprendre la vitesse du courant, la profondeur à laquelle travaillent les mouches, la tension exercée par la soie et la façon dont les artificielles évoluent au cours de la dérive.

C'est une pêche de sensations, mais surtout une pêche de compréhension de la rivière.

Jean-Louis Pelletier en a probablement été l'un des plus grands défenseurs français. Son ouvrage Pêche moderne de la truite de rivière à la mouche noyée reste une référence pour qui souhaite comprendre cette technique. Il y aborde aussi bien le matériel et le lancer que l'action de pêche à trois mouches et la possibilité de pêcher vers l'amont.

Plus près de nous, Laurent Guillermin a lui aussi largement contribué à maintenir cette technique vivante en France. Ses articles rappellent une idée essentielle : réussir en noyée ne consiste pas seulement à choisir trois bonnes mouches. Il faut surtout savoir lire l'eau et faire travailler ces mouches au bon endroit et à la bonne vitesse.

Qu'est-ce que la pêche à la mouche noyée ?

Une mouche noyée est une artificielle destinée à évoluer sous la surface.

Elle peut évoquer un insecte entraîné par le courant, une larve, une émergente ou simplement proposer au poisson une silhouette et une mobilité suffisamment convaincantes pour provoquer une attaque.

La pêche en noyée peut se pratiquer avec une seule mouche, deux mouches ou avec le traditionnel train de trois mouches.

C'est évidemment ce dernier qui donne à cette pêche toute sa particularité.

La mouche située à l'extrémité du bas de ligne est appelée la mouche de pointe. Une seconde peut être installée sur une potence intermédiaire. Enfin, la mouche placée le plus près de la soie est appelée la sauteuse.

Mais il ne faut surtout pas voir ce train comme trois mouches mises au hasard sur le même bas de ligne.

Chacune possède une fonction et peut travailler à une hauteur différente.

C'est précisément ce qui rend cette technique aussi intéressante.

Pourquoi la mouche noyée est-elle aussi efficace ?

Lorsqu'on arrive au bord d'une rivière sans voir le moindre gobage, la tentation est parfois de penser que les poissons ne sont pas actifs.

C'est rarement aussi simple.

Une grande partie de l'alimentation de la truite passe sous la surface. Larves, nymphes, insectes noyés ou émergents dérivent continuellement dans le courant.

La pêche en mouche noyée permet donc de rechercher des poissons qui se nourrissent alors qu'aucune activité n'est visible en surface.

Elle permet également de couvrir énormément de terrain.

Une dérive peut commencer dans une veine de courant, traverser progressivement une zone plus calme puis terminer dans une bordure. En avançant de quelques pas et en modifiant légèrement son angle de lancer, le pêcheur peut véritablement peigner toute la rivière.

C'est une pêche de prospection particulièrement efficace.

Comprendre le train de trois mouches noyées

Le train classique repose sur trois positions : la pointe, l'intermédiaire et la sauteuse.

La mouche de pointe est généralement celle qui travaille le plus profondément. Elle peut être légèrement plus dense que les autres, notamment lorsque le niveau d'eau est important.

L'intermédiaire travaille dans une couche d'eau différente et peut apporter davantage de mobilité.

Quant à la sauteuse, elle mérite une attention particulière. Située plus haut sur le bas de ligne, elle peut venir travailler très près de la surface, parfois jusqu'à la traverser lors de certaines phases de la dérive.

Lors d'une activité proche de la surface, cette dernière peut devenir la mouche principale du train.

C'est pourquoi composer un train de noyées ne consiste pas simplement à sélectionner trois modèles que l'on apprécie.

Il faut essayer d'imaginer leur comportement ensemble.

Coq, poule et perdrix : trois comportements différents

Le choix des plumes joue énormément sur la façon dont une noyée travaille.

Une plume de coq possède généralement des fibres plus nerveuses et plus rigides. Elle conserve davantage sa forme dans le courant.

La poule est beaucoup plus souple. Ses fibres se déplacent facilement et donnent énormément de vie à la mouche.

La perdrix est l'un des matériaux traditionnels les plus intéressants pour la noyée. Ses fibres souples travaillent admirablement sous l'action de l'eau.

On peut donc parfaitement imaginer une sauteuse montée avec du coq, une intermédiaire en poule et une pointe utilisant de la perdrix.

Mais il ne s'agit pas d'une recette obligatoire.

L'intérêt est justement de comprendre ce que chaque matériau apporte et de construire son train en fonction du courant.

Dans une eau rapide, une plume trop souple peut se plaquer complètement. Dans une eau plus lente, cette même souplesse donnera au contraire une vie remarquable à la mouche.

Le bas de ligne en mouche noyée

Le bas de ligne est déterminant.

Jean-Louis Pelletier accordait déjà une grande importance au montage et à la présentation du train. Cette préoccupation reste totalement actuelle.

Il faut obtenir suffisamment de longueur pour permettre aux mouches de travailler naturellement, mais conserver un ensemble suffisamment contrôlable.

Avec une soie flottante, un bas de ligne d'environ une longueur à une longueur et demie de canne constitue souvent un bon point de départ.

Sur une canne de 10 pieds, on peut donc rapidement approcher un ensemble de 3,50 à 4,50 mètres selon les conditions.

Les potences restent plutôt courtes afin de limiter les emmêlements.

Mais la longueur exacte n'est pas une règle immuable.

Dans une petite rivière, je préfère généralement conserver un montage assez simple et relativement court.

Dans une grande rivière, il devient possible d'allonger davantage afin de laisser travailler les mouches dans plusieurs couches d'eau.

Quelle canne choisir pour la pêche en noyée ?

On lit parfois qu'il faudrait absolument une canne spécialement conçue pour la noyée.

Ce n'est pas indispensable.

Une bonne canne de 10 pieds pour soie de 4 ou 5 permet déjà de pratiquer cette technique dans énormément de situations.

La longueur apporte surtout du contrôle.

Elle permet de mieux accompagner la dérive, de tenir davantage de soie hors de l'eau et de contrôler la vitesse du train.

Dans les grandes rivières, une 10'6 ou même une 11 pieds peut devenir très agréable.

À l'inverse, sur une petite rivière encombrée, une 9'6 ou une 10 pieds sera souvent plus maniable.

Il faut également éviter les cannes trop raides.

En noyée, la touche peut être extrêmement brutale et une canne possédant une certaine progressivité absorbera mieux le choc.

Quelle soie utiliser en mouche noyée ?

Pour débuter, une soie flottante reste probablement la solution la plus polyvalente.

Elle offre un excellent contrôle et permet de visualiser facilement la dérive.

On peut ensuite ajouter un Polyleader afin de modifier la profondeur.

C'est d'ailleurs une approche largement utilisée aujourd'hui par Laurent Guillermin : conserver une soie flottante et jouer avec différentes densités de Polyleaders permet d'adapter rapidement la pêche au niveau de la rivière et à la position des poissons.

Un Polyleader flottant permet de travailler relativement près de la surface.

Un intermédiaire fait descendre progressivement le train.

Un modèle plongeant permet de rechercher les poissons plus profondément.

Mais il faut éviter une erreur fréquente : vouloir absolument atteindre le fond.

La meilleure profondeur n'est pas la plus importante.

C'est celle à laquelle se trouvent les poissons.

La vraie clé : comprendre la dérive

C'est probablement ici que commence réellement la pêche en mouche noyée.

On présente souvent cette technique comme une pêche trois-quarts aval où l'on laisse simplement les mouches traverser le courant.

C'est une vision beaucoup trop limitée.

La noyée peut être pêchée vers l'amont, en travers ou vers l'aval.

Pelletier abordait déjà la pêche vers l'amont dans son ouvrage.

Et c'est justement ce qui rend cette pêche aussi riche : l'angle du lancer modifie complètement le comportement des mouches.

Si je lance légèrement vers l'amont, les mouches commencent par dériver relativement librement.

Je récupère progressivement l'excédent de soie, mais sans mettre immédiatement mon train sous tension.

Les mouches descendent alors avec le courant de manière assez naturelle.

Au fur et à mesure qu'elles arrivent en travers de ma position, la tension commence à augmenter.

Puis, lorsqu'elles passent en aval, elles commencent à décrire un arc.

C'est le swing.

Dérive naturelle puis swing dans la même présentation

C'est un point particulièrement important.

La dérive naturelle et le swing ne sont pas forcément deux techniques différentes.

Ils peuvent très bien se succéder dans une même présentation.

Imaginez le pêcheur au centre d'un cadran.

Le lancer est effectué vers midi ou une heure.

Les mouches pénètrent et commencent à descendre.

Pendant cette première partie, elles dérivent presque naturellement.

Le pêcheur récupère uniquement ce qui est nécessaire pour garder le contact.

Puis le train arrive progressivement vers deux heures, deux heures trente et trois heures.

La soie commence alors à exercer davantage de tension.

Les mouches changent de comportement.

Elles commencent à traverser le courant, puis à remonter progressivement.

Cette transition est extrêmement intéressante.

Une truite peut prendre une mouche pendant la dérive naturelle, mais elle peut également suivre l'artificielle avant de l'intercepter lorsqu'elle accélère ou commence à remonter.

C'est pourquoi il serait dommage de séparer artificiellement les deux phases.

La gestion de la soie

La grande difficulté de la noyée est probablement de trouver la bonne tension.

Trop de tension et les mouches accélèrent immédiatement.

Pas assez de tension et le pêcheur perd complètement le contrôle.

Il faut donc conserver une sorte de contact souple.

La main qui tient la soie récupère progressivement l'excédent.

La canne accompagne le déplacement du train.

Personnellement, j'aime surveiller la jonction entre la soie et le bas de ligne.

Un ralentissement, un déplacement étrange ou une petite tension peuvent annoncer une touche avant même que le poisson ne se fasse sentir franchement.

Au début, cette gestion demande de la concentration.

Avec l'habitude, elle devient presque instinctive.

Faut-il animer les mouches ?

Pas toujours.

C'est même une erreur assez fréquente de vouloir faire bouger constamment les artificielles.

Dans un courant puissant, les matériaux travaillent déjà énormément.

La poule et la perdrix notamment sont naturellement animées par l'eau.

Dans ce cas, il est parfois préférable de ne rien ajouter.

En revanche, dans une zone plus lente, quelques petits mouvements peuvent devenir très intéressants.

Une légère élévation de la canne, quelques frémissements ou un ralentissement volontaire peuvent suffire.

Laurent Guillermin évoque d'ailleurs régulièrement ces petites animations réalisées à des moments précis, par exemple près d'un obstacle ou en fin de dérive.

Le principe est donc simple : ne pas animer pour animer.

Il faut que le mouvement ait une raison.

Ne jamais négliger la fin de dérive

C'est certainement l'une des erreurs que l'on rencontre le plus souvent.

Le pêcheur voit ses mouches arriver en aval et relève immédiatement sa canne pour relancer.

Il vient parfois de supprimer la meilleure partie de sa dérive.

Lorsque les mouches arrivent en fin de swing, la tension les fait progressivement remonter.

Cette remontée peut évoquer un insecte gagnant la surface.

Une truite qui suivait la mouche peut alors déclencher son attaque.

Il faut donc laisser vivre cette fin de dérive.

Parfois même, une légère remontée de la canne suffit à provoquer la touche.

La touche en mouche noyée

Une touche en noyée peut être spectaculaire.

Lorsque le poisson prend une mouche pendant le swing, la tension de la ligne transmet immédiatement l'attaque.

Il faut alors éviter un ferrage violent.

Un simple accompagnement de la canne ou une mise en tension de la soie suffit généralement.

Mais toutes les touches ne sont pas aussi franches.

En dérive plus naturelle, on peut simplement voir la soie ralentir.

Parfois, elle change légèrement de direction.

Parfois encore, on ressent seulement un poids.

C'est là que l'expérience intervient.

Plus on pratique la noyée, plus on découvre qu'une touche ne ressemble pas toujours à un coup brutal dans la canne.

Où pêcher en mouche noyée ?

Il est souvent plus intéressant de rechercher les transitions que les zones parfaitement uniformes.

Une veine rapide bordée d'une zone plus lente est excellente.

Une sortie de radier qui commence à creuser mérite toujours quelques dérives.

L'aval d'un gros bloc, une entrée de fosse ou une bordure offrent également des postes particulièrement intéressants.

La truite recherche généralement un compromis : recevoir la nourriture transportée par le courant tout en dépensant le moins d'énergie possible.

Le rôle du pêcheur est donc moins de chercher « le trou » que de comprendre la circulation de l'eau.

La noyée dans les petites rivières

J'aime particulièrement rappeler que la pêche en noyée n'est pas réservée aux grandes rivières.

Dans un petit cours d'eau, elle devient simplement différente.

Les lancers sont plus courts.

La discrétion prend encore plus d'importance.

Il n'est pas nécessaire de lancer un train complet à quinze mètres.

Parfois, quelques mètres de dérive suffisent.

On peut également réduire le train à deux mouches.

Dans les secteurs boisés, le lancer roulé devient extrêmement utile.

C'est une pêche très proche, très précise, où l'on peut presque suivre mentalement chaque mouvement des artificielles.

La noyée dans les grandes rivières

Dans une grande rivière, la technique prend une autre dimension.

Une canne plus longue et une bonne gestion de la soie permettent de couvrir de grandes surfaces.

Je réalise une première dérive, puis je décale légèrement mon lancer.

Une autre dérive suit quelques dizaines de centimètres plus loin.

Puis j'avance.

C'est cette répétition méthodique qui permet de peigner une grande veine d'eau.

Dans ce type de rivière, le choix du Polyleader devient également beaucoup plus important.

Il permet de répéter exactement la même technique en modifiant simplement la couche d'eau prospectée.

Quelles mouches utiliser ?

Il est tentant de chercher « la meilleure mouche noyée ».

Je pense que c'est une mauvaise question.

Il existe évidemment des modèles classiques qui ont largement fait leurs preuves : March Brown, Black Pennell, Partridge and Orange, Bibio ou encore les nombreuses noyées en perdrix et corps de lièvre.

Mais ce qui compte réellement est la manière dont le train est construit.

Une mouche possède une taille, une silhouette, une densité et une mobilité.

Elle doit surtout avoir une fonction.

Une pointe peut être un peu plus dense.

Une intermédiaire peut apporter énormément de mobilité.

Une sauteuse peut être plus légère et travailler très près de la surface.

C'est cette réflexion qui permet de passer d'un assemblage de trois mouches à un véritable train de noyées.

Adapter sa pêche plutôt que changer constamment de mouche

Lorsqu'une dérive ne produit rien, le premier réflexe est souvent d'ouvrir sa boîte.

On change la mouche, puis une seconde ,puis une troisième.

Pourtant, le problème se situe souvent ailleurs.

Essayez d'abord de modifier l'angle de votre lancer.

Laissez davantage dériver naturellement.

Changez la profondeur= Essayez un Polyleader différent.

Déplacez-vous de quelques mètres.

Laissez votre train terminer plus longtemps son swing.

La présentation est très souvent plus importante que le modèle exact utilisé.

C'est probablement l'une des grandes leçons que l'on retrouve chez les spécialistes de cette technique, de Jean-Louis Pelletier à Laurent Guillermin : il faut d'abord comprendre ce que font les mouches.

Comment débuter simplement en mouche noyée ?

Un débutant n'a aucune obligation de commencer avec trois artificielles.

Une seule mouche permet déjà d'apprendre énormément.

Lancez en travers ou légèrement vers l'amont.

Observez votre soie.

Essayez de sentir le moment où la mouche passe d'une dérive relativement libre à une dérive sous tension.

Laissez-la terminer son swing.

Une fois cette mécanique comprise, ajoutez une seconde mouche.

Puis seulement ensuite, passez au train traditionnel de trois noyées.

C'est probablement le meilleur moyen de progresser sans transformer chaque lancer en problème de bas de ligne emmêlé.

Une pêche ancienne qui n'a rien perdu de sa modernité

Jean-Louis Pelletier écrivait déjà sur la pêche vers l'amont, le lancer roulé, les trains de trois mouches et le travail des artificielles il y a près d'un demi-siècle.

Le matériel a changé.

Les cannes en carbone ont remplacé les équipements de l'époque.

Les Polyleaders permettent désormais de changer de profondeur en quelques secondes.

Mais le fond de la technique reste le même.

Il faut comprendre l'eau.

Comprendre où se trouve le poisson.

Comprendre comment travaillent les mouches.

Et surtout savoir pourquoi on les fait travailler de cette manière.

C'est précisément pour cela que j'aime la pêche en mouche noyée.

Elle n'impose pas une présentation unique.

On peut commencer en dérive naturelle, terminer en swing, animer légèrement une mouche, pêcher une petite rivière à quelques mètres ou couvrir une grande veine de courant.

C'est une pêche qui oblige à réfléchir.

Et plus on la pratique, plus on comprend qu'une rivière apparemment calme sous sa surface est en réalité en mouvement permanent.

Matériel et mouches pour débuter en pêche noyée

Au Pêcheur d'Eau Douce, nous sélectionnons du matériel et des mouches destinés à cette pratique.

Vous pouvez notamment retrouver notre sélection de mouches noyées, ainsi que différents Polyleaders permettant de faire varier la profondeur sans changer de soie.

Nous proposons également les nylons nécessaires à la réalisation des bas de ligne ainsi que des cannes adaptées à la pêche de la truite en rivière.

Si vous débutez en noyée et que vous ne savez pas quel montage choisir, n'hésitez pas à nous contacter.

Indiquez-nous simplement la rivière sur laquelle vous pêchez, sa largeur approximative et votre matériel actuel.

Nous pourrons vous conseiller un bas de ligne et un premier train de mouches cohérent.

4 commentaires

Une mine d’information, bref une pépite.
Ma bon prochaine sortie sera noyée.
Bravo.

Patrick Scaletta

Salut Vincent super article très constructif bravo merci.
Fabrice

Fabrice Baldoni

Bravo, j’ai tout lu et j’ai adoré présentation dans l eau le swing, le montage. J adore

Francois

Bravo, j’ai tout lu et j’ai adoré présentation dans l eau le swing, le montage. J adore

Francois

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